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Carnet de bord

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Ondes CPL + GPRS du Linky : quelles mesures faites ?

novembre 2016

Le 30 mai 2016, suite à la demande pour ainsi dire générale tant le flou règne, un rapport  de l'Agence Nationale des Fréquences est paru, censé faire le point sur la technologie des compteurs communicants Linky, technologie CPL utilisant des radio-fréquences superposées au courant domestique et rayonnant par conséquent dans tous les câbles du circuit électrique 24h / 24 (et non quelques minutes par jour comme on peut parfois l'entendre ou le lire !). 

Suite à cela, le 08 juin 2016, le Criirem, centre de recherche et d'information indépendant, a fait paraître un communiqué qui conclut au côté particulièrement malhonnête et incomplet du rapport. Pourquoi ?

En résumé, le rapport ne contient :

- aucune étude permettant de vérifier si les appareils électroménagers et bureautiques ne sont pas perturbés par le signal CPL

- aucune mesure des émissions du compteur Linky lorsqu'il est parcouru par le signal CPL (de type radiofréquence de l'ordre de 60 kiloHertz) : n'ont été mesurées que les émissions du courant électrique porteur (50 Hz) !

- aucune mesure du champ magnétique des émissions CPL sur une échelle adaptée. La mesure en microteslas (unité de mesure des champs d'induction magnétique) ne s'applique pas à la bande de fréquences de 60 kiloHertz du CPL : c'est une mesure du champ magnétique en Ampère/mètre qui devrait être utilisée ! 

- aucune mesure de l'impact des hyperfréquences (de 900 MégaHz) émises par tous les concentrateurs nécessaires à la transmission des données vers le centre de gestion

- aucune mesure des ondes radio-électriques du module radio ERL qui pourra équiper ultérieurement le compteur Linky.

Autant dire que rien n'a été fait en terme de mesures préalables au déploiement massif de cette technologie !  Elle nous est imposée alors même que d'autres alternatives existent et que de nombreux rapports scientifiques ancients et récents alertent sur les dangers des champs électromagnétiques artificiels sur le vivant, en prévoyant qu'il s'agira du prochain scandale sanitaire.